Elisabeth BEURRET / 1997-2006
ITINERAIRE



ECRITURES DE PLANTES
2004-2007
Beau ou étrange, vulnérable, ou parfois d'une étonnante longévité, source de nourriture ou de poison... Le végétal recèle en ses fibres un sens caché. Il renvoie à des valeurs, à des systèmes de pensée, à des symboliques. Le rôle qu'il peut jouer s'inscrit dans les domaines de l'économie, du politique et du spirituel. C'est le végétal lui-même qui détermine la forme dans mes assemblages de papiers.

28 x 57 cm / 36 x 160 cm / détails

 

PAPIER NATURE
2004
Support pour transcrire la pensée humaine, le papier fait partie de notre mémoire collective.
Travailler le papier, c'est avant tout le laisser parler... Il devient alors matière. Il peut être confectionné à partir de plantes ramassées au gré de promenades, puis cuites et mixées : une façon d'interroger une nature qui n'est plus modèle mais objet même de l'activité artistique.
> voyage en Australie

45 x 80 cm

 

PEAU ET PAPIER
2002
Confronté aux mystères de la nature, l’homme parfois arbore des marques sur la peau pour la rendre belle et la sublimer. En plus de satisfaire à des critères esthétiques, les scarifications et les tatouages peuvent relier les individus à des éléments surnaturels protecteurs.
La peau peut être une enveloppe éphémère et délicate…comme un papier végétal fin qui pourrait se putréfier puis disparaître, ou une enveloppe protectrice…comme un papier de lin épais, couleur de terre, portant les traces des épisodes de notre vie.

27 x 46 x 18 cm

 

PAPIER DE LA MEMOIRE
2002

La peinture du paysage de la mémoire m’apparaît un lieu privilégié pour intérioriser les liens qui unissent l’homme au monde. L’imaginaire y prend le relais d’une réalité perdue. Captée par les sens, la peinture peut alors libérer avec force une essence du souvenir.
> voyage en Afrique

34 x 20 cm / 80 x 45 cm

 

PAPIER DE FEUILLES
1997-1998
Lorsque je travaille avec des plantes, telles le kozo, le gampi, le lin, les feuilles de fougères ou de peupliers... ce n'est pas seulement le matériau en tant que tel que je manipule, c'est une fenêtre ouverte sur les processus de la vie. Les nervures ramifiées d’une feuille témoignent de la force végétative et illustrent la croissance de l’arbre. Dans leur apparente diversité, les structures de base du papier évoquent le jeu des grandes lois naturelles à partir de thèmes simples comme la spirale, l'explosion, l’arborescence des méandres, … Ainsi me parlent-elles et j'ai besoin de cette relation pour créer.
« Parce que nous connaissons sa nature interne, l'objet dépasse le cadre simple de l'apparence » Paul Klee, "Histoire naturelle infinie"
> voyage en Italie

28 x 51 cm

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