Elisabeth BEURRET / 2005-2009
PAPIERS D'EAU ET DE FEU

 

PAPIERS DES MEDITERRANEES
2006-2007
Depuis l'été 2006, réalisation d'un ensemble de "grands livres de plantes" et de "leporelli" consacrés aux végétaux emblématiques des Jardins des Méditerranées conçus par Gilles Clément dans le Domaine du Rayol: Dragonnier des Canaries, Yucca de Californie, Eucalyptus d'Australie, Acanthe de la Méditerranée, Strelitzia d'Afrique du sud, Puya du Chili, Agave du Mexique, Fougère arborescente de Nouvelle-Zélande, Bambou d'Asie sub-tropicale, Palmier d'Argentine et Posidonie des fonds marins de Méditerranée.
> Domaine du Rayol
> Gilles Clément

Agave / Fougère arborescente / Bambou / Acanthe / Oiseau du paradis
209 x 47 cm

détails


 

PAPIERS DES MARAIS D'OLERON
2005-2006
L’eau en est la « materia prima ». L’eau stagnante, plasma de la terre apparaît encore dans de nombreux mythes de création. Sol sauvage, où se joue un théâtre sédimentaire, célébration de la vie, il capte les mouvements souterrains. Le papier des marais est né des végétaux déposés dans les bassins et canaux des marais salants de l'île d'Oléron. L’eau de mer l’a transformé, le sel l’a conservé, le soleil l’a asséché. Pays du papier des chemins de l’eau et de silence vert…, lieu de germinations invisibles…

90 x 30 cm
Terre-doux / marais Papinaud / marais du Douhet / marais Salé / marais de la Martière /marais de la Cotine / marais du Grand Jasse / marais de la Perrotine / marais du Sableau /marais de la Martha / marais Les Barbotines /marais de la Cossarde / marais de la Serrelasserie / marais de la Carrée

PRINTEMPS SOUTERRAIN
2005-2006
installation de "papiers des marais" dans le cadre de la biennale
"Les printemps contemporains" / Galerie 29 - Ville d'Evian / 13 mai au 4 juin 2006

coordinatrice et responsable de la Galerie 29: Léna SCHLEGEL-VIOLLAT

« Depuis un temps indéfini une mystérieuse impression me troublait d’une vie souterraine ; et ce trouble, touchant mes puissances mentales déliées, déjà des visions instables se détachaient de mes profondeurs, à travers la somnolence. Etranges formes issues du non-être, mouvements sinueux de la matière à ombre, transferts de pensées en visages et de visages en sentiments purs, une immense circulation de ces émotions anonymes animait tous les invisibles épandus sous la terre aux fentes tièdes, où les bêtes, les eaux cachées et les racines, attirées dans l’air chaud et le rayonnement des astres, cherchaient une issue pour monter à la surface de la douce vie planétaire. Tout me paraissait remuer et déjà je voyais, au ras du sol, des arbres tenter, d’une racine souple, l’espace éclairé par la lune. Des filets noirs serpentaient sur l’argile de la terrasse et le terrain semblait se bosseler ça et là sous la poussée d’une invisible végétation. Sans doute (imaginais-je) il est un printemps souterrain qui éveille, gonfle et soulève des forêts entières perdues et prises dans l’humus avec toutes leurs branches ; forêts inversées dont les arbres plongent leurs têtes dans la profondeur tandis que vers le haut, en quête d’air et de lumière, s’épanouissent les racines voraces. »
Henri Bosco, Le jardin d’Hyacinthe

élément vertical : 310 x 150 cm / dimensions au sol: 420 x 500 cm

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